Apprendre les gestes qui sauvent

Publié le par Isabelle (nounou)

Voici mon programme pour samedi matin!!

Je vais participer à une matinée de mise à niveau du PSC1 avec la Croix Rouge de Riom.

En tant qu'assistante maternelle, j'ai pu m'inscrire à cette formation proposée par les RAM du secteur. Nous avions le choix entre la formation initiale ou si nous avions déjà le diplôme de PSC1 nous pouvions choisir la mise à niveau.

 

A la Une

AUVERGNE > CLERMONT-FERRAND 07/05/16 - 09H00

Parents, apprenez à sauver vos enfants !

 

Serge Dauzat, moniteur secouriste à la Croix-Rouge et Mireille Bretogne, vice-présidente de la commission prévention-promotion de la santé à Harmonie mutuelle (à droite) ont proposé à une vingtaine de mamans sur deux jours, à Clermont-Ferrand, d’apprendre à utiliser un défibrillateur et à faire un massage cardiaque. - Manon Saby

Serge Dauzat, moniteur secouriste à la Croix-Rouge et Mireille Bretogne, vice-présidente de la commission prévention-promotion de la santé à Harmonie mutuelle (à droite) ont proposé à une vingtaine de mamans sur deux jours, à Clermont-Ferrand, d’apprendre à utiliser un défibrillateur et à faire un massage cardiaque. - Manon Saby

Être parents, ce n’est pas facile tous les jours. Autant se faire à l’idée et connaître deux ou trois gestes qui peuvent sauver la vie de nos enfants !

Le berlingot rose de lessive vite avalé, la petite main sur la semelle du fer chaud, la cacahuète coincée dans la trachée… Sans oublier la cascade à vélo, sur le skate ou le mur ! Pour les petits bobos d’enfants, il y a les bisous magiques. Mais pour les gros ?

Quels sont les gestes qui sauvent à connaître à tout prix ? Le point avec Serge Dauzat, moniteur secouriste à la Croix-Rouge à Clermont-Ferrand, dans le cadre d’un atelier de formation proposé aux parents par Harmonie Mutuelle (*).

1. L’enfant s’étouffe. Lorsqu’un objet se coince dans la trachée, un aliment, un petit jouet, il n’y a pas de cris ou de râles. L’enfant cherche l’air mais il n’a pas perdu connaissance. Le premier conseil simple est de lui demander de tousser. Sans effet, il faut lui taper dans le dos. Si cinq secousses ne suffisent pas, faire cinq compressions abdominales au niveau du sternum, en dessous d’une ligne imaginaire réunissant les mamelons de l’enfant. Si la situation ne s’améliore pas, composez le 15.

S’il a avalé un produit dangereux, surtout ne pas le faire boire car cela augmente le volume, et risque de faire mousser le produit. Il ne faut pas non plus faire vomir votre enfant. Le produit a provoqué des dégâts dans un sens, inutile d’en faire d’autres dans l’autre sens. En partant aux urgences, n’oubliez pas le produit en cause pour que le médecin puisse voir la composition.

2. L’enfant a une plaie étendue. Le couteau était au mauvais endroit ou la petite main s’est égarée vers un appareil électrique en fonctionnement. La première chose à faire est d’arrêter le saignement par une compression manuelle avec un linge propre sur la plaie. On peut asseoir l’enfant contre un mur dans la position où il est le mieux. Si la plaie est au ventre, il ne faut pas l’allonger car cela étire l’organe touché et accélère la perte de sang. Ou alors, il faut relever les jambes.

En cas de doigt (ou autre) coupé, il faut récupérer le doigt, le mettre dans un linge propre, puis dans un sachet plastique et enfin sur de la glace. Jamais directement au contact de la glace, cela provoque des brûlures.

 

3. L’enfant inconscient qui respire. Si l’enfant fait un malaise, par exemple, après un choc, une chute, et qu’il respire, il faut libérer les voix aériennes en inclinant la tête vers l’arrière et préserver les poumons en cas de vomissements en mettant l’enfant en position latérale de sécurité, peu importe le côté. La bouche doit être légèrement ouverte et tournée en direction du sol pour que les éventuels vomissements s’évacuent ailleurs que dans la trachée. S’il ne revient pas à lui, appelez les secours. Dans tous les cas, si le choc a eu lieu à la tête, rendez-vous aux urgences. Il peut y avoir une hémorragie invisible à l’œil nu. Ne l’envoyez pas au lit, il pourrait ne pas se réveiller !

4. L’enfant inconscient qui ne respire pas. La priorité, c’est d’appeler le 15. L’idéal est d’avoir quelqu’un avec vous qui s’en occupe pendant que vous prenez les mesures d’urgence : le massage cardiaque. Il faut allonger l’enfant sur un plan dur, faire cinq insufflations dans la bouche (en bouchant le nez) et trente massages. À une ou deux mains, mais toujours avec le plat de la main ou deux doigts pour un bébé, appuyez sur le sternum au milieu de la poitrine, placez-vous bien à la verticale, bras tendus, coudes verrouillés. Puis deux insufflations, et encore 30 massages. On continue jusqu’à l’arrivée des secours. Si vous avez un défibrillateur, allumez-le et suivez les indications de la voix préenregistrée, tout en poursuivant le massage.

5. Petits conseils utiles. Toujours laver une plaie à l’eau avant de la désinfecter. Préférez la compresse au coton. Évitez les produits colorés, car ensuite le médecin ne voit plus rien.

Si l’œil est touché, par une épine de buisson par exemple, attention à ne pas perdre le liquide de l’œil (qui ressemble à des larmes !) : allonger l’enfant, maintenir la tête et masquer l’œil. Il ne faut pas qu’il bouge.

En cas de brûlure, on considère que c’est grave lorsque la surface brûlée dépasse la moitié de la paume de la main de la victime. Pour les bébés, c’est la moitié du pouce. Direction les urgences. En attendant, ne rien mettre dessus, mais arrêter la brûlure avec de l’eau froide. Ne pas souffler dessus au risque d’infecter la plaie. Dernier conseil, votre enfant est tombé, il y a risque de fracture : ne le touchez pas, ne le relevez pas. 

Cécile Bergougnoux
cecile.bergougnoux@centrefrance.com

(*) La mutuelle propose régulièrement ce type d’atelier à ses adhérents dans le cadre de son programme d’actions de prévention.

Source Journal La Montagne

Publié dans Formation, Documents pro

Commenter cet article